Au cours des dernières heures, certains médias ont rapporté que le secteur des sports au sein du ministère de Berada s’apprêtait à nommer Ahmed Ghaibi à la tête d’un comité provisoire chargé de gérer la Fédération Royale Marocaine de Pétanque.
Or, contacté par un proche, Ahmed Ghaibi a démenti catégoriquement cette information. Il a affirmé n’avoir reçu aucun appel du ministère et a rappelé, comme il l’a toujours exprimé publiquement, qu’il ne souhaite assumer aucune responsabilité dans ce dossier. Il a par ailleurs précisé qu’il n’a aucun lien avec un quelconque comité provisoire. Par cette position ferme, Ghaibi a tenu à couper court aux rumeurs associant son nom à la fédération, dans une période particulièrement délicate pour la pétanque nationale.
Le démenti d’Ahmed Ghaibi met une nouvelle fois en lumière la crise profonde que traverse la Fédération Royale Marocaine de Pétanque depuis plusieurs années. L’absence d’assemblées générales ordinaires pour les saisons 22-23, 23-24 et 24-25 a créé un vide institutionnel pesant lourdement sur l’image de la discipline. À cela s’ajoutent des tensions persistantes entre la fédération, certaines ligues régionales et de nombreux clubs, accentuant le climat d’incertitude. De plus, l’absence du Maroc dans plusieurs compétitions internationales majeures a encore aggravé la situation, fragilisant davantage la crédibilité de la fédération et nourrissant les inquiétudes quant à l’avenir de la pétanque nationale
Dans ce contexte confus, la fédération est devenue le terrain fertile de spéculations et de rumeurs récurrentes, évoquant tantôt la mise en place d’un comité provisoire, tantôt une intervention directe du ministère. Ces versions contradictoires traduisent une chose : l’attente pressante d’une clarification officielle de la part de la tutelle.
Il apparaît désormais évident que la Fédération Royale Marocaine de Pétanque traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. La sortie de crise passe nécessairement par une réforme structurelle, permettant de rétablir des instances légitimes, un dialogue responsable entre le ministère, les ligues et les clubs concernés, ainsi qu’une gouvernance transparente et crédible afin de redonner confiance aux pratiquants et aux passionnés de la discipline.
Entre l’annonce médiatique d’une supposée “nomination” et le démenti ferme d’Ahmed Ghaibi, une seule réalité demeure : la pétanque marocaine a besoin de solutions concrètes et responsables, bien plus que de rumeurs et de spéculations.

… et bien sûr la Fédération Royale Marocaine de Pétanque continue de faire la sourde oreille !!!