Tentatives de confusion autour de la pétanque africaine : la FISP appelle au calme et clarifie sa position

Deux communiqués publiés le 26 juin 2026 par la Fédération Ivoirienne de Sport Pétanque (FISP), signés par son président Koné Adama, viennent remettre les choses au clair dans un contexte où certains acteurs semblent vouloir entretenir la confusion autour de la gouvernance de la pétanque africaine.

Le premier communiqué informe les acteurs de la pétanque ivoirienne que Monsieur Idrissou, présenté comme ancien président de la Confédération Africaine de Sport Boules (CASB), devait effectuer un séjour en Côte d’Ivoire du 26 au 30 juillet 2026. Il était annoncé qu’il rencontrerait certaines personnalités, notamment Monsieur Binate Mamadou et le Docteur Mohamed Lakis. Toutefois, cette rencontre n’a finalement pas eu lieu. La FISP avait d’ailleurs précisé avec fermeté qu’elle n’était associée « ni de près ni de loin » à l’organisation, à l’initiative ou au déroulement de cette rencontre, qu’elle considérait comme une démarche exclusivement privée entre les personnes concernées.

Cette clarification est importante. Elle montre que la FISP refuse que son nom, son image ou ses orientations soient utilisés pour donner une portée officielle à une initiative qui ne relève pas de ses activités fédérales. Elle invite également les acteurs de la pétanque à ne prêter foi à aucune rumeur ou interprétation visant à établir un lien entre cette rencontre et la ligne officielle de la fédération.

Le second communiqué va dans le même sens. La FISP y rappelle les efforts engagés par le Ministère des Sports, avec l’appui de la Confédération Africaine de Sport Pétanque (CASP) et de la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal (FIPJP), pour restaurer durablement l’union et la paix au sein de la pétanque ivoirienne. Dans ce contexte, elle déplore des actes qui, selon elle, continuent de compromettre cette dynamique.

La Fédération ivoirienne cite notamment le cas de Monsieur José Gauther, qui aurait adressé une demande d’audience au ministère de tutelle en se présentant comme président de la Fédération Ivoirienne de Boules et Pétanque. Pour la FISP, ce type d’initiative risque de fragiliser les acquis obtenus grâce aux efforts conjugués des autorités nationales, continentales et internationales.

Au fond, ces deux communiqués posent une question centrale : que cherche encore à faire l’ancien président de l’ex-CASB, alors que cette structure ne semble plus disposer d’un véritable appui fédéral africain autour d’elle ? Alors que la CASP est aujourd’hui l’interlocuteur reconnu dans le mouvement africain de pétanque, toute tentative de déplacement, de rencontre ou de prise de contact présentée de manière ambiguë peut être perçue comme une volonté de réinstaller une influence perdue ou de maintenir une confusion institutionnelle.

La pétanque africaine a besoin de stabilité, de reconnaissance claire et d’unité. Elle ne peut pas rester prisonnière de démarches personnelles ou de réseaux anciens qui cherchent à exister en dehors des cadres reconnus. Les fédérations nationales ont besoin d’un environnement lisible pour développer la discipline, organiser les compétitions, préparer les athlètes et construire une représentation africaine forte au niveau international.

La position de la FISP est donc un signal important. En refusant d’être associée à des initiatives privées ou à des démarches susceptibles de brouiller les responsabilités, elle protège non seulement la pétanque ivoirienne, mais aussi l’effort de reconstruction engagé à l’échelle africaine.

Aujourd’hui, l’enjeu dépasse les personnes. Il s’agit de savoir si la pétanque africaine veut avancer dans un cadre reconnu, organisé et tourné vers l’avenir, ou si elle accepte encore d’être perturbée par des initiatives individuelles sans base fédérale réelle. La FISP, dans ses deux communiqués, a choisi la clarté : calme, sérénité, respect des textes et poursuite du développement de la pétanque.

Communiqué 1 ————————————————— Communiqué 2

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *