La CASP durcit le ton face aux tentatives de déstabilisation de la pétanque africaine

Dans le prolongement des clarifications apportées récemment par la Fédération Ivoirienne de Sport Pétanque (FISP), la Confédération Africaine de Sport Pétanque (CASP) vient à son tour de prendre une décision importante pour préserver l’unité et la stabilité du mouvement africain de pétanque.

Réuni en session ordinaire le 30 juin 2026, le Comité directeur de la CASP a examiné ce qu’il qualifie de campagne menée depuis plusieurs semaines contre la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal (FIPJP) et contre la CASP. Selon le document officiel, cette campagne serait portée par certaines personnes connues pour leur opposition persistante aux orientations de la FIPJP et à l’existence même de la CASP.

La décision cite notamment Monsieur Ben Oumar, ancien trésorier de la Fédération Royale Marocaine de Pétanque, Monsieur José Gauthé, ancien président de l’ancienne Fédération Ivoirienne de Boules et Pétanque, Monsieur Khaled Mansouri, ancien président de la Fédération Royale Marocaine de Pétanque, ainsi que Monsieur Sadiq Guermah, ancien membre de cette même fédération. Le document rappelle que les deux derniers avaient déjà fait l’objet de mesures disciplinaires prononcées par la FIPJP.

Pour la CASP, les agissements reprochés reposent sur la diffusion répétée d’allégations infondées et d’informations inexactes, avec pour objectif de porter atteinte à l’image et à la crédibilité de la FIPJP, ainsi qu’au bon fonctionnement de la Confédération Africaine de Sport Pétanque.

Cette décision intervient dans un contexte déjà marqué par les deux communiqués de la FISP, qui avaient appelé au calme et refusé toute confusion autour de certaines démarches privées en Côte d’Ivoire. La fédération ivoirienne avait notamment tenu à préciser qu’elle n’était associée ni de près ni de loin à certaines rencontres annoncées, considérées comme des initiatives personnelles et non fédérales.

Le lien entre les deux dossiers est clair : plusieurs initiatives semblent viser à entretenir une confusion autour de la gouvernance de la pétanque africaine, alors que la CASP est aujourd’hui l’interlocuteur continental reconnu dans le mouvement africain de pétanque, en relation avec la FIPJP.

Dans sa décision, le Comité directeur de la CASP affirme vouloir préserver l’unité du mouvement africain, protéger les institutions reconnues par les fédérations nationales et défendre les intérêts supérieurs de la discipline sur le continent. À l’unanimité, il a décidé que les personnes citées sont déclarées incompatibles avec les objectifs, les valeurs et les intérêts de la CASP.

Elles ne pourront donc pas être admises au sein de la CASP, de ses organes, commissions, structures spécialisées ou de toute instance placée sous son autorité. La CASP invite également ses fédérations nationales membres à veiller à ce que toute personne participant activement à des actions visant à nuire à la FIPJP, à la CASP ou aux décisions souveraines des fédérations africaines ne puisse exercer de responsabilités au sein des fédérations affiliées.

Au-delà des personnes citées, cette décision marque une volonté ferme de mettre fin aux zones d’ambiguïté. La pétanque africaine ne peut se développer durablement que dans un cadre clair, reconnu et respectueux des textes. Les fédérations nationales ont besoin de stabilité pour organiser les compétitions, préparer leurs athlètes et renforcer la présence africaine sur la scène internationale.

Après l’appel au calme de la FISP, la décision de la CASP confirme donc une même ligne : refus de la confusion, respect des institutions reconnues et volonté de protéger l’avenir de la pétanque africaine.

Communiqué

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *