Côte d’Ivoire : le ministère des Sports ferme la porte aux manœuvres de l’ex-CASB

Le nouveau courrier du ministère des Sports de Côte d’Ivoire vient apporter une clarification majeure dans le dossier de la pétanque africaine. Après les communiqués de la Fédération Ivoirienne de Sport Pétanque (FISP) et la décision ferme de la Confédération Africaine de Sport Pétanque (CASP), l’État ivoirien confirme à son tour le cadre officiel : en Côte d’Ivoire, la seule fédération reconnue par l’État pour la discipline est la Fédération Ivoirienne de Sport Pétanque, la FISP.

Dans sa réponse adressée à Monsieur José Gauthé, le ministère rappelle clairement que la FISP est la fédération officielle reconnue par l’État de Côte d’Ivoire, à travers l’agrément n°030/MS du 03 avril 2026. Le courrier précise aussi qu’en vertu de la loi ivoirienne sur le sport, une seule fédération peut être reconnue pour une discipline sportive. En conséquence, la prétendue Fédération Ivoirienne de Boules et Pétanque, au nom de laquelle José Gauthé semble vouloir agir, n’est pas habilitée à transmettre une information officielle au ministère, ni à parler au nom de la discipline en Côte d’Ivoire.

Cette position est importante, car elle clôt définitivement le seul point sur lequel le président de l’ex-CASB tentait encore de s’appuyer : l’idée d’organiser en Côte d’Ivoire une prétendue 10ème édition du Championnat d’Afrique. Dans son communiqué du 02 juin 2026, l’ex-CASB annonçait en effet l’organisation de cette compétition en Côte d’Ivoire, en s’appuyant sur une structure ivoirienne qui n’est pas reconnue par le ministère de tutelle.

Or, après la lettre du ministère des Sports ivoirien, une telle annonce perd toute base institutionnelle. Aucune compétition africaine officielle ne peut être organisée en Côte d’Ivoire en dehors du cadre reconnu par l’État ivoirien et sans passer par la FISP, seule fédération habilitée à saisir le ministère, demander un accompagnement institutionnel, solliciter les infrastructures sportives ou représenter officiellement la discipline.

Le ministère va même plus loin en indiquant que la posture de président d’une prétendue Fédération Ivoirienne de Boules et Pétanque contrevient aux dispositions de la loi ivoirienne relative au sport, pouvant donner lieu à des poursuites pénales et à des sanctions administratives. Le message est donc clair : la confusion institutionnelle n’a plus de place.

Cette clarification rejoint directement la ligne déjà exprimée par la CASP. Dans sa récente décision, la Confédération Africaine de Sport Pétanque avait dénoncé les tentatives de déstabilisation visant la FIPJP et la CASP, ainsi que les initiatives cherchant à entretenir l’ambiguïté autour de la gouvernance de la pétanque africaine. Après l’appel au calme de la FISP, puis la décision de la CASP, la réponse du ministère ivoirien confirme que les institutions reconnues doivent être respectées.

Il faut également rappeler un élément essentiel : la 10ème édition du Championnat d’Afrique a déjà été organisée en novembre 2025 à Nouakchott, en Mauritanie. Cette édition a connu une réussite exceptionnelle, aussi bien sur le plan sportif qu’organisationnel, et s’est déroulée dans un cadre reconnu par les instances légitimes de la pétanque africaine.

Dès lors, une question légitime se pose : pourquoi le président de l’ex-CASB, qui est du Bénin, n’organise-t-il pas cette compétition dans son propre pays ? La réponse semble évidente : la fédération béninoise est affiliée à la nouvelle Confédération Africaine de Sport Pétanque, la CASP, reconnue dans le cadre du mouvement international de la pétanque. Cela montre bien l’isolement institutionnel de l’ex-CASB et l’absence de soutien fédéral réel autour de ses initiatives.

Au fond, cette affaire confirme une chose : la pétanque africaine ne peut pas avancer dans la confusion, les annonces parallèles et les structures non reconnues. Elle a besoin de stabilité, de respect des textes, de fédérations nationales légitimes et d’une gouvernance claire.

Avec cette réponse du ministère des Sports de Côte d’Ivoire, une nouvelle étape est franchie. Le dossier ivoirien est désormais clarifié : la FISP est la seule fédération reconnue, la CASP demeure l’interlocuteur continental légitime, et les tentatives de relancer artificiellement l’ex-CASB se heurtent désormais à la réalité des institutions.

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